MaPrimeAdapt : aide pour adapter votre logement
Aide pour adapter votre logement en perte d'autonomie ou handicap. Couvre jusqu'à 70 % des travaux. Aide jusqu'à 15 400 € ou 11 000 € selon ressources.
Aides financières Points à retenir
- MaPrimeAdapt est un dispositif créé par l'État pour aider les personnes en perte d'autonomie ou en situation de handicap à adapter leur logement et continuer à y vivre dans de meilleures conditions.
- Vous avez entre 60 et 69 ans et vous êtes en perte d'autonomie.
- 70 % de prise en charge si vous êtes ménage très modeste : l'ANAH finance 70 % du coût des travaux.
- MaPrimeAdapt finance une large gamme de travaux d'adaptation.
MaPrimeAdapt est une aide financière de l’État qui finance l’adaptation de votre logement si vous êtes en perte d’autonomie ou en situation de handicap. Elle couvre jusqu’à 70 % des travaux pour les ménages aux revenus très modestes, et 50 % pour les ménages modestes.
Le dispositif a réouvert le 23 février 2026 après une suspension budgétaire. Vous pouvez demander jusqu’à 15 400 € d’aide (si vous êtes très modeste) ou 11 000 € (si vous êtes modeste), selon vos ressources.
Qu’est-ce que MaPrimeAdapt ?
MaPrimeAdapt est un dispositif créé par l’État pour aider les personnes en perte d’autonomie ou en situation de handicap à adapter leur logement et continuer à y vivre dans de meilleures conditions. Gérée par l’ANAH (Agence nationale de l’habitat), cette aide s’adresse notamment aux personnes âgées et aux personnes handicapées propriétaires ou locataires de leur résidence principale.
Le dispositif a été réouvert le 23 février 2026, mettant à nouveau des ressources à disposition. Il finance des travaux d’accessibilité et d’adaptation : rampes d’accès, monte-escaliers, salle de bain adaptée, douche accessible, domotique, téléassistance et bien d’autres solutions. L’objectif est de maintenir l’autonomie et la sécurité dans le logement, en évitant un départ vers une institution.
Qui peut demander MaPrimeAdapt ?
Vous êtes éligible si vous répondez à au moins l’un de ces trois critères d’âge ou de situation :
- Vous avez 70 ans ou plus.
- Vous avez entre 60 et 69 ans et vous êtes en perte d’autonomie. Le niveau de dépendance se mesure selon le GIR (groupe iso-ressources) : il faut être classé dans un GIR, selon la fiche officielle de service-public.gouv.fr.
- Vous avez un taux d’incapacité reconnu d’au moins 50 % (handicap).
Votre situation de logement doit aussi correspondre à ces conditions :
- Vous êtes propriétaire occupant, copropriétaire, ou locataire du parc privé (avec accord écrit du bailleur).
- Il s’agit de votre résidence principale.
- Le logement a été construit depuis plus de 15 ans.
- Vous y résidez au moins 8 mois par année.
Vous devez aussi respecter des plafonds de ressources. Voici les seuils pour la province en 2026 :
- Personne seule : 17 363 € de revenu fiscal de référence (hors Île-de-France, ménage très modeste).
- Foyer de deux personnes : 25 393 € de revenu fiscal de référence (hors Île-de-France, ménage très modeste).
Ces seuils peuvent varier légèrement selon la région. Si vous êtes en Île-de-France, les montants sont généralement plus élevés. Pour savoir précisément si vous entrez dans la catégorie « très modeste » ou « modeste », consultez france-renov.gouv.fr.
Combien pouvez-vous toucher ?
L’aide financière s’élève selon votre catégorie de revenus :
- 70 % de prise en charge si vous êtes ménage très modeste : l’ANAH finance 70 % du coût des travaux.
- 50 % de prise en charge si vous êtes ménage modeste : l’ANAH finance 50 % du coût des travaux.
Le plafond des travaux pris en compte est de 22 000 € hors taxes. Cela signifie :
- Pour un ménage très modeste : aide maximale de 15 400 € (70 % de 22 000 €).
- Pour un ménage modeste : aide maximale de 11 000 € (50 % de 22 000 €).
Cette aide est plafonnée sur une période de 5 ans : vous ne pouvez demander plus de 22 000 € de travaux par personne et par logement sur cinq années. Ce plafond glissant signifie que chaque demande acceptée réduit le budget restant que vous pourrez utiliser pour les travaux futurs sur le même logement.
Si vous vivez en copropriété et que vous financez ensemble des travaux d’accessibilité aux parties communes (escaliers, portes d’entrée, allées, chemins d’accès), l’aide peut atteindre jusqu’à 10 000 € par lot.
Quels travaux sont éligibles ?
MaPrimeAdapt finance une large gamme de travaux d’adaptation. Les types les plus courants sont :
- Ascenseurs, monte-escaliers (fixe ou électrique).
- Rampes d’accès, main-courantes, garde-corps.
- Salle de bain accessible : élargissement de portes, douche de plain-pied, siège de douche, barres de soutien.
- Sols antidérapants, revêtements adaptés.
- Cuisine aménagée pour mobilité réduite.
- Domotique d’accessibilité : commandes automatiques de portes, d’éclairage, chauffage intelligent.
- Téléassistance, alertes de chute, systèmes de sécurité adaptés.
- Travaux structurels : élargissement de portes, suppression de marches, modification de l’accès.
- Amélioration de l’accès au logement (aménagement du seuil, installation d’un ascenseur extérieur).
Ces travaux visent à réduire les obstacles au quotidien et à prévenir les accidents domestiques. Chaque situation est particulière : un monte-escalier répond à une mobilité très réduite, tandis qu’une rampe et des barres de soutien suffisent quand la mobilité est partiellement conservée.
Une limite importante : les travaux doivent être réalisés par une entreprise possédant les certifications requises (généralement une certification RGE ou équivalente). Avant de lancer les travaux, vous devez faire valider votre projet par l’ANAH. Commencer les travaux avant approbation peut vous rendre inéligible et vous perdriez le droit à l’aide.
Comment demander MaPrimeAdapt ?
La demande se fait en plusieurs étapes claires :
- Vérifiez votre situation. Assurez-vous que vous répondez aux critères d’âge, de ressources et de logement décrits ci-dessus.
- Faites un pré-diagnostic gratuit. Contactez un organisme agréé pour évaluer les travaux dont vous avez besoin et obtenir une première estimation.
- Bénéficiez d’un accompagnement obligatoire. L’accompagnement est un passage essentiel pour recevoir l’aide. Il vous guide dans la constitution du dossier et la sélection des entreprises qualifiées.
- Constituez votre dossier de demande. Vous rassemblez les pièces justificatives, les devis signés et les documents d’identité (voir section suivante).
- Déposez votre demande sur france-renov.gouv.fr. C’est le portail national officiel pour soumettre votre dossier complet.
- Attendez la décision. L’ANAH examine votre dossier et vous notifie son accord ou refus par mail et courrier officiel.
Chaque étape est importante. Une demande incomplète ou sans accompagnement sera refusée. Pour éviter les allers-retours, rassemblez tous les documents en une seule fois.
Pièces à fournir
Pour accélérer le traitement, votre dossier doit contenir :
- Une pièce d’identité valide (carte d’identité, passeport, permis de séjour).
- Votre avis d’imposition ou votre dernier avis de situation fiscale, pour établir votre revenu et votre catégorie (très modeste ou modeste).
- Un diagnostic ou un devis détaillé des travaux, signé par une entreprise agréée.
- Si vous êtes locataire : l’accord écrit de votre bailleur pour réaliser les travaux d’adaptation.
- Si vous avez entre 60 et 69 ans : une notification de votre GIR (de la part de l’agence régionale de santé) ou un jugement d’incapacité.
- Si vous êtes en situation de handicap : votre reconnaissance de travailleur handicapé ou votre décision d’allocation adulte handicapé (AAH).
- Un justificatif de propriété ou de location (titre de propriété, bail, quittance de loyer).
Un dossier complet et clairement présenté facilite l’examen par l’ANAH. Vérifiez avant d’envoyer que rien ne manque.
Après la demande : délais et notification
Une fois votre dossier reçu sur france-renov.gouv.fr, l’ANAH l’examine selon les critères d’éligibilité. Vous recevrez une notification officielle indiquant si votre demande est accordée, partiellement accordée ou refusée.
Si votre demande est approuvée, vous pouvez alors signer le marché avec l’entreprise et commencer les travaux. Vous paierez d’abord votre part (la différence entre le coût total et l’aide), puis facturerez l’aide auprès de l’ANAH selon les modalités indiquées dans votre convention.
Si votre demande est refusée, la notification indiquera les raisons. Il peut s’agir de ressources trop élevées, de documents manquants, ou d’un logement qui ne remplit pas les conditions. Vous pouvez contacter l’ANAH pour clarifier ou corriger votre dossier.
Questions fréquentes
Je suis locataire. Ai-je vraiment besoin de l’accord de mon bailleur ?
Oui, c’est obligatoire. Votre bailleur doit donner son accord écrit avant que vous ne demandiez l’aide. Sans cet accord, votre dossier sera rejeté. Cet accord protège le bailleur et garantit qu’il accepte les modifications apportées au logement.
Puis-je commencer les travaux en attente de réponse ?
Non. Vous devez attendre l’accord officiel de l’ANAH avant de signer un marché de travaux. Si vous commencez avant approbation, vous perdez votre droit à l’aide sur ces travaux, même si l’ANAH valide votre dossier ultérieurement.
Combien de temps faut-il pour obtenir une réponse ?
L’ANAH examine les dossiers complets en continu. Un délai précis varie selon la charge de travail et la région. Un dossier bien constitué et accompagné facilite l’examen, mais il est prudent de prévoir un délai de traitement.
Puis-je demander une aide à nouveau sur le même logement ?
Oui, mais dans la limite du plafond de 5 ans. Si vous avez utilisé 11 000 € d’aide lors d’une première demande, vous pouvez encore en demander jusqu’à concurrence du reste du plafond de 22 000 € sur les cinq années, sans dépasser ce montant global.
Y a-t-il d’autres aides possibles en complément ?
Cette page couvre MaPrimeAdapt spécifiquement. D’autres dispositifs d’aide existent selon votre situation fiscale et régionale. Consultez france-renov.gouv.fr ou contactez une agence locale pour explorer tous les dispositifs qui pourraient vous concerner.


